18 janvier 2010

Epistémologie, cours du 19 novembre 2009

La suite du cours : Pierre Quettier> l’ethnométhodologie

http://dist.univ-paris8.fr/dist/course/view.php?id=90

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ethnom%C3%A9thodologie

 

Pour valider la première partie du cours :

Ecrire un premier essai d’au moins 5 pages et qui fait référence à au moins deux ou trois articles vus dans le cadre du cours.

Ex :le développement de facebook dans une perspective de changement des usages de communication.

Réfléchir sur le web 2 ou web²…

 

m prendre position dans sa démarche de recherche.

 

Les web social : une audience complexe, de grande ampleur, mélangée…

Des types d’audience qui peuvent être profondément différents : la famille ? un plus grand nombre ? des milliers de personne ?...

Entre média de masse et les audiences : les réseaux sociaux, communautés…

 

Alors comment étudier le web social ?

Des méthodes qui peuvent être intéressantes en dehors du domaine scientifique.

 

(suite et fin du cours précédent : )

l’observation :

-participative/ non participative

-production de données à analyser

(production d’un protocole d’observation)

 

Sur le web : chaque clic laisse une trace. Des traces sont laissées qui sont des manifestations des protocoles de chacun : une sorte de processus d’autoprotocolisation.

Mais en fait, pas vraiment : ce sont les infrastructures, systèmes, techniques qui créent ces protocoles. (une forme de mise en mémoire automatique qu’on peut exploiter).

 

Comment parler de la blogosphère française par exemple ? Est-ce cohérent ?

Comment délimiter un champ ? comment est-ce que je sais qui est important ? qui regarder et suivre ? comment le savoir ?...

Des méthodes numériques : on tente de développer de nouvelles méthodes qui usent l’ordinateur pour trouver des renseignement dans des ensemble aussi vaste que la blogosphère…

//possibilité de crawler des blogs.

Donc à la fois : une abondance qui pose problème mais aussi des manières et des outils de pouvoir les appréhender.

//des « sciences du web » ou des « méthodes numériques ».

 

Aujourd’hui, une des questions qui se pose : comment classer du contenu textuel automatiquement ? (classification automatique des contenus= très convoité aujourd’hui)

 

Une fois que je crawle une blogosphère par exemple, je vais pouvoir appel à une matrice vectorielle.

Création d’un visuel pour mieux comprendre les données choisies.

La matrice vectorielle peut permettre de zoomer sur certaines parties…

Avoir des approches à la fois macro et micro.

 

Le terme « réseau »

 

 

Très abstrait, comme structure par exemple

Est utilisé dans de nombreux sens

En sciences sociales, deux sens principaux :

-Le réseau soit comme ce qui est technique.

 

-Soit comme quelque chose d’abstrait.

Les réseaux de communication. Une forme qui a déjà des propriétés particulières.

Le réseau comme une catégorie onthologique, une sorte d’absolu formelle. Un type d’organisation comme par exemple, l’armée face au réseau en tant que réseau…

Une entité purement abstraite, une méthodologie pour regarder. Une entité sur laquelle s’appuie une méthodologie et qu’on peut réutiliser par la suite.// exemple les avancées en épidémologie grâce à la science des réseaux. (en littérature, toutes les formes de contextualisation du livre dans des systèmes plus large : intertextualité, postcolonial studies… ? où commence vraiment les premières études de réseau ? les théories du chaos ne sont-elles pas les premières bases de cette pensée dans le sens où on observe que d’infimes variation qui n’ont aucune ou presque influence au niveau sycnhronique peuvent provoquer de très importants changments au niveau diachronique ? on comprend qu’on doit tenir compte du contexte des données ? cette première constation de l’importance du contexte, n’est-ce pas déjà le début de la pensée de la science des réseaux ?)

Une nouvelle science des « réseaux »=une science mathématique// mathématiques appliquées…

Un des premiers cas d’analyse : le réseau des acteurs sur internet movie database.

On étudie l’intelligence des réseaux…

Historiquement on a pensé les réseaux par la statistique.

Donc on pensait des réseaux très ordonnés. Puis on a commencé à penser des réseaux statistiques avec des modèles aléatoires.

Des informaticiens se sont demandés s’ils ne pouvaient pas penser des réseaux à mi chemin entre aléatoire et ordonné ?> création d’un modèle mathématique où beaucoup de connexions se faisaient.

//théorie de la petitesse du monde : on peut très facilement par le jeu des réseaux, touché un nombre très important de personnes.

Barabasi & Albert, 1999 : scale-free networks :

Ont vu que de nombreux réseaux sont de petits mondes dans leur études des acteurs IMDB.

+ que beaucoup de noeuds sont très connectés et d’autres très peu connectés. A cause de cette répartition des liens, le réseau est un petit monde.

Un réseau à distribution sans échelle (ce qui permet d’ailleurs le page rank : peu de sites ont beaucoup d’influences). On retrouve ce type de réseaux dans beaucoup de domaines : en économie, en écologie (certaines espèces sont particulièrement en interaction avec les autres espèces), dans le traitement des épidémies…

Différent d’une distribution normale, dite de Gausse. (représentation graphique : cloche inversée)

 

Très longtemps, une illusion du web : chacun peut s’exprimer de la même manière.

Avec le web, on a accès à de grosses quantités de données.

 

Les mathématiciens ne sont pas juste contenté de décrire les réseaux mais ils se sont aussi intéressés aux modèles de croissance, comment se créent ces différents réseaux.

//Théorie de Matthieu, attention préférentielle : les nœuds connectés vont toujours avoir plus de connexions.

 

Les graphes de fumée :

Matérialisé l’évolution de ses goûts musicaux par exemple…

 

Exercice  sur l’économie de l’attention :

Petite recherche sur l’attention et l’économie de l’attention. Qu’est-ce que l’attention+ l’économie de l’attention ?

 

L’attention=

-se rapporte à un acte qui n’est pas forcément fait par celui qui est attentif.

-être attentif, c’est déjà être dans une forme d’action.

-la concentration, la focalisation sur un objet.

Interrogations sur le mutlitask : est-ce que l’on peut être attentif à plusieurs objets en même temps.

L’attention= une ressource limitée.

Je peux produire de la matière.

 

L’information comme ce qui consomme l’attention ?// Simon, 1971

L’information, en compétition avec l’attention. Besoin de systèmes plus performants dans le filtrage de l’information.

-constat de départ de l’économie de l’attention : l’attention est limitée. Une concurrence entre tout ce qui peut capter l’attention des gens.

Capter l’attention des gens, pourquoi ? Pour vendre ?

(intéressant car renvoie à Spinoza, dans le sens où l’une des grandes questions de sa philosophie est la question de la conscience : pour l’attention, la volonté de mettre à la disposition des consciences un certain nombre d’information, pour Spinoza, la volonté de réfléchir sur comment je peux comprendre ma pensée en dépassant le cadre de ma conscience et ce en réfléchissant sur ce qui justement est plus qu’elle, notamment le corps.

Une problématique presqu’antispinozienne dans le sens où il s’agit ici de se contenter de la conscience alors que Spinoza cherche à la réduire à une simple partie d’un tout qui serait la pensée. Les théories de l’attention on en fait tendance à rendre la conscience hégémonique alors que Spinoza veut laisser cette place à la pensée.

Donc l’attention= croire constamment qu’on est dans des finalités de choix alors qu’en fait on est toujours dans des causalités structurelles qui nous échappent et dont nous ne cherchons pas à comprendre les mécanismes.

Avoir l’illusion d’un choix de la conscience, plutôt que la réelle liberté de la pensée ? )

 

L’économie de l’attention :

-Liée à la question de l’information.

-peut se résumer en une question : comment faire pour qu’on fasse attention à une information ?

 

 

Pour réfléchir sur une économie numérique, il faut peut-être réenvisager en profondeur la définition même de l’économie. Plutôt que de penser que le numérique doit s’appuyer sur des mêmes modèles économiques prédéfinis et qui ne lui correspondent pas forcément, il vaut mieux essayer de lui trouver une grille d’analyse qui lui soit plus naturelle.

Oui mais comment s’y prendre ? L’économie « réelle » se concentre sur « les choses matérielles », l’économie du web ne peut se concentrer sur ces objets. Alors sur quoi ? L’information, puisque c’est un objet qui parait central sur le web ? Le problème de l’information, c’est qu’elle n’est pas rare, elle est disponible à profusion, et qu’une économie ne peut se fonder que sur la rareté d’un ou d’un ensemble d’objet.

Alors sur quoi ? Sur l’attention. Contrairement à l’information l’attention est rare. Il est facile de partager une information, de la distribuer, la chose l’est beaucoup moins avec l’attention.

L’attention est d’autant plus précieuse qu’elle peut facilement être convertie en une action physique.

De plus, l’attention est une manière de structurer l’accès à l’information. C’est cette structuration qui permet de fonder une véritable économie numérique. D’ailleurs cette économie peut tout à fait « contaminer » l’économie non numérique. Et faire se poser de nouvelles questions méthodologiques et ontologiques sur l’économie en général.

Un exemple d’application de cette économie de l’attention est  celui d’Amazon.com qui est le premier site à s’être servi des recommandations. Une recommandation est une manière de solliciter l’attention d’une personne, de lui dire de se concentrer sur une information.

La recommandation a pour but d’attirer l’attention sur une information : se pose alors la question de l’attractivité. Qu’est-ce qui rend attractif et pourquoi ? On peut aussi se demander comment mesurer cette attention ? Est-elle seulement réelle ou juste illusoire ? Et surtout quels sont ses effets, et, là encore, comment les mesurer.

 

Idée que le filtre ait une certaine pertinence. (//idée anti-spinozienne puisque lui veut s’affranchir du filtre, à quel point le filtrage est-il antispinozien en fait? Spinoza ne précaunise-t-il pas à finalement savoir filtrer ?

-l’idée du parallélisme, corps/ pensée, voir des causalités similaires pour comprendre notre filtre et tenter de s’en affranchir.

L’idée de Spinoza = vouloir faire prendre conscience de ce filtrage et non pas de s’en servir. Mais ne peut-on pas s’en servir en s’interrogeant sur sa nature ? )

//Styrofoam (groupe de musique)

 

Conclusion : quasiment nulle part, des réponses définitives sur les changements que nous sommes en train de voir.

Ces outils sont en train d’évoluer. Des formes sociales reliées à ces outils qui évoluent.

Posté par HELAS à 16:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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